mardi 2 décembre 2008

Prenez la hauteur en sécurité avec les échelles Tubesca

C’est à l’Etablissement Louis Guillaud que revient la tâche de représenter une Société de grande renommée telle Tubesca. Au Maroc, tous les travaux en hauteur et les prestations de service liés à ce domaine des marches-pieds, échelles et échafaudage sont assurés par l’ ELG. En effet, Tubesca la référence européenne fabrique et commercialise les meilleurs produits concernant les échelles et échafaudage à travers le globe depuis 1954.
La priorité d’investir dans les ressources humaines :
La société Tubesca à jeté son dévolu sur le recrutement d’un personnel très qualifié puisque le groupe Tubesca emploie plus de 530 personnes et dispose d’un réseau de distribution très dense qui touche l’Europe, Les DOM-TOM, l’Asie, le moyen Orient et l’Afrique. Au Maroc, l’ETS Louis Guillaud, le représentant de Tubesca au Royaume s’accapare le marché pour tous ce qui est marchepied, échelles et échafaudages. Sur le plan financier, le groupe dont le siège social se trouve à Paris, ses comptes sont saints malgré la tourmente financière qu’ont connue tous les pays industrialisés. En effet, le chiffre d’affaire du groupe Tubesca est apparu consolidé de 258,3 millions d’euros au cours de l’année écoulée.
La reconnaissance des professionnels et experts :
Tous les modèles distribués par Louis Guillaud auprès des professionnels marocains, sont certifiés ISO 9001. Cette conformité aux normes se trouve attestée par les labels décernés par les plus grands laboratoires en France et en Allemagne. Cette reconnaissance des professionnels du secteur et les experts concerne tous la gamme de produits que fabrique l’entreprise : échelles, marchepieds, escabeaux qui, eux, sont couverts par la norme EN 131.
La proximité comme gage de confiance : La proximité de Louis Guillaud avec sa clientèle marocaine se manifeste dans l’intérêt que porte le représentant exclusif de Tubesca au Maroc aux salons professionnels tel que le SIB (Salon International de Bâtiment). D’ailleurs, cet établissement met en relief une disponibilité des stocks capable de couvrir tous les besoins du royaume en matière d’échelles, marchepieds et échafaudages.
La sécurité, condition sin qua non de fiabilité :
C’est presque un pléonasme de dire que les échelles de marque Tubesca résistent aux fortes charges. Il en est de même pour les échafaudages. Selon les avis techniques délivrés pour ses produits, les professionnels peuvent atteindre des sommets en toute sécurité. Plus de 1500 références dans le domaine de marque Tubesca tiennent à le garantir. Ces solides références peuvent même aller plus loin dans les louanges qui peuvent faire au succès du partenariat Tubesaca-Ets Louis Guillaud ; une collaboration réussie à plus d’un titre dont les meilleures années sont à venir. Cet avenir radieux qui s’annonce n’est pas à déplaire aux nombreux clients marocains de l’établissement Louis Guillaud qui ne ratent pas une occasion pour admirer les nouveaux produits Tubesca exposés au 31, Rue Pierre Parent, à Casablanca.
La passion du store
Crée en 1995, NEW LOOK STORES est une société spécialisée dans la fabrication des stores sur mesure. NEW LOOK STORES propose à ses clients des produits de qualité issus d’un savoir-faire et d’une expertise incontestables. Grace à son expérience sur le terrain, NEW LOOK STORES garantie le meilleur produit à des prix exceptionnels donnant ainsi à l’expression qualité-prix sa profondeur réelle. Disposant d’une équipe de jeunes techniciens qualifiés, d’une infrastructure de pointe en matière de fabrication de stores, NEW LOOK STORES assure un service après vente de haute qualité.
Quelques produits NEW LOOK STORES :
Stores Intérieurs
Stores Vénitiens :
Le store vénitien, considéré comme le plus élégant des stores et le plus mode de tous, décore tout en protégeant de la chaleur.
Stores verticaux:
Le store vertical remplit parfaitement sa double mission de décoration et de protection du soleil, en permettant de moduler la lumière en orientant ses lames. C’est un produit particulièrement qualifié pour les fenêtres, les baies vitrées des maisons, de bureau, pour les styles aussi bien classiques que modernes.
Store à enroulement :
Décoratif et facile à manier, le store à enroulement est pratique à l’usage ainsi qu’à l’entretien. Dans sa version « screen », il offre une toile ajourée, translucide et assortie d’un filtrage homogène de la lumière. Il est idéal pour les fenêtres de petite ou moyenne taille. L’emploi d’un tissu opaque permet de rendre le store à enroulement totalement occultant.
Panneaux Japonais :
Il nous arrive du pays du soleil levant. Le panneau japonais est un produit original qui apporte un charme particulier à votre intérieur. Conçu en panneaux souples de tissu, avec ou sans lattes horizontales, en pin vernie ou laqué. Chaque panneau, peut se déplacer librement le long d’un rail, qui se recoupe facilement en largeur.
Stores bateau :
Son esthétique intemporelle et irréprochable lui permet de s’intégrer dans tous les styles de décoration. Il est devenu le store d’intérieur le plus demandé à l’heure actuelle.
Moustiquaire :
La moustiquaire est un élément indispensable pour se préserver de tous les insectes. Sa toile de faible maille crée une barrière efficace contre la pollution extérieure, les insectes et les rongeurs.
Elle permet d’ouvrir portes et fenêtres aussi bien à la vertical qu’a l’horizontal sans contrainte pour favoriser la ventilation naturelle. De part sa conception, elle se fait discrète et totalement insensible aux intempéries.
Stores extérieur :
Esthétique, efficace et facile à installer, le store extérieur est un mode de protection solaire compact.
Terrasse, jardin, véranda, balcon peuvent devenir de véritables pièces à vivre. New Look Stores propose une solution motorisée et télécommandée, basée sur une technologie performante.
Interview avec Monsieur Samir Bennani, directeur général de New Look Stores
Bâtiment Magazine : Comment vous est venue l’idée de créer une entreprise de fabrication de Stores ?
Monsieur Bennani : New Look Stores à été crée en 1994, juste après mon retour du Canada ; le pays où j’ai fait des études en gestion. Je suis rentré au Maroc avec la ferme intention de créer une entreprise de fabrication de stores. L’idée m’est venue suite à mon intégration dans un groupe universitaire chargé de la restructuration d’une société de stores, chose qui m’a permis d’acquérir une grande expérience dans ce domaine. Je me suis lancé dans ce projet en toute confiance car je maîtrisais les rouages du métier.
Bâtiment Magazine : Comment ont été les débuts de New Look Stores ?
Monsieur Bennani : Mon dossier d’investissement était tellement bien étudié que je n’ai eu aucune difficulté de financement auprès des banques.
Sur le plan importation, production et commercialisation, j’ai veillé en personne pendant longtemps sur ces processus avant le recrutement de mes collaborateurs.
Bâtiment Magazine : Quel est l’évolution de New Look Stores sur le plan des ressources humaines ?
Monsieur Bennani : Nous avons commencé avec un effectif de trois personnes. Nous sommes aujourd’hui à 28 personnes dont 5 cadres. Au début, l’entreprise s’est implantée seulement à Rabat. New Look Stores s’est développée, et nous avons ouvert une succursale à Marrakech, à Fès, et une autre à Tanger.
Bâtiment Magazine : Quelles sont les champs d’action des succursales ?
Monsieur Bennani : L’unité de fabrication se trouve à Rabat. Les succursales s’occupent de la commercialisation des produits New Look Stores. Elles s’occupent aussi de la prospection, de la promotion, de l’organisation et de la participation aux foires. Mais, toute la gestion et la production se font au niveau de Rabat.
Bâtiment Magazine : Vos succursales ont-elles une autonomie ?
Monsieur Bennani : Nos succursales ont une autonomie au niveau de la publicité, de la prospection. L’équipe New Look Stores est une équipe très dynamique qui se réunit assez souvent pour discuter différents problèmes à tous les niveaux (importation, production, installation et service après vente, Je suis à l’écoute de tous mes collaborateurs. J’ai instauré au sein de la société New Look Store le principe de gestion participative ; de l’ouvrier jusqu’à moi-même (directeur général) participons à la gestion de l’entreprise.
Bâtiment Magazine : A quoi consiste votre activité au juste ?
Monsieur Bennani : Mon activité consiste à importer la matière première, la transformer, et puis à la vendre en un produit pris sur mesure. Mon principal souci est d’aller toujours chercher les nouveautés chez les fabricants concepteurs.
Bâtiment Magazine : Vos fournisseurs sont ils locaux ou étrangers ?
Monsieur Bennani : J’ai des fournisseurs en France, en Suède, en Belgique, et au Canada. Ma préoccupation est d’aller chercher les nouveautés. Pour cela, j’assiste aux foires internationales. Je cherche toutes nouveautés dans le domaine aussi bien pour les stores intérieurs que pour stores extérieur afin de les mettre à la disposition des architectes des décorateurs et des bureaux d’étude. Je suis, en quelque sorte, le trait d’union entre le fabricant concepteur, prescripteur et l’utilisateur final. Je suis aussi expert Somfy dans les régions Rabat, Fès, Tanger et storiste agrée Dikson.

Dewalt: La référence dans l’électroportatif
Des Débuts en fanfare
Depuis plus de 85 ans, Dewalt a la réputation de concevoir et fabriquer des machines industrielles robustes. Elle offre aux utilisateurs concernés une grande variété d’outils qui répondent à leurs besoins. Sur une échelle globale, la marque Dewalt chapeaute tout le secteur de l’électroportatif. Depuis 1922, quand Raymond Dewalt inventa la scie radiale, Dewalt a gagné une notoriété et une réputation mondiales par le design innovant de ses produits, la qualité et la valeur ajoutée, ainsi que l’attention particulière accordée aux besoins des utilisateurs finaux.
Un nom à protéger
L’appellation Dewalt nous renvoie directement vers un autre nom prestigieux qui n’est autre que le groupe Black and Decker. Ce tandem de choc n’a pas cessé de révolutionner le marché mondial d’outils et accessoires de haute performance depuis la création de la marque d’origine contrôlée en 1910.
En 1960, Black and Decker a acheté la société Dewalt. Depuis, cette dernière a fait ses preuves pour être une marque incontournable dans son secteur. «Nous offrons à nos clients la performance, la durabilité, la sécurité et la profitabilité», déclare un cadre supérieur de Dewalt, venu au Maroc spécialement pour enlever le voile sur la nouvelle stratégie adoptée par cette société sur le marché marocain.
L’intégration réussie au marché marocain
Le produit Dewalt a été représenté par l’établissement Louis Guillaud et Cie qui a été acheté en 1974 par la famille CHAHAD. Il a pu également créer des départements d’éléctricité, d’outillage, de jardinage, de fournitures industrielles, de sécurité électrique, de mesure, de régulation et de serrurerie. «Nous sommes à jour par rapport à ce qui se passe dans le monde de l’outillage pour arriver à l’intégrer au Maroc. Nous essayons également de développer notre activité constituée de plusieurs départements dont chacun se consacre à un nombre de produits pour donner des conseils et un savoir-faire à la clientèle. Notre stratégie vise le développement de notre activité. Notre démarche est toujours d’offrir une meilleure prestation de service pour nos clients», souligne un membre de la famille CHAHAD, représentant l’établissement Louis Guillaud et Cie.
En plus de ses services excellents et de proximité, Dewalt consacre un effort considérable en matière des ressources humaines et financières. C’est ce qui ressort des propos de M. Kheder lors de sa dernière visite au Maroc: «Le budget réservé à la recherche est de 100 millions de dollars avec 5 centres de design et 500 ingénieurs».
Il est à rappeler qu’en 1992, Dewalt, qui est aussi la plus grande entité du groupe de Baltimore (Maryland), a créé un événement en introduisant une ligne professionnelle d’outils électroportatifs. Et deux ans après, une ligne révolutionnaire d’outils sans fil a été également créée.
Last but not least, c’est en 1998 que Black and Decker a réalisé le premier milliard de dollars pour entrer ainsi dans le cercle fermé des entreprises très rentables.



Une nouvelle enseigne de Bricoma à Casablanca
L'ouverture d’un nouveau magasin Bricoma à Casablanca est prévue en Novembre 2008. En s’installant dans la capitale économique, c’est un pas de géant que vient de réaliser la filiale marocaine de Bricorama. Après les succès qu’ont connus les enseignes Bricoma de Rabat et d’Agadir, l’implantation à Casablanca n’est qu’une étape obligée pour être près du consommateur marocain qui devient de plus en plus exigeant dans ses choix du matériel de Bricolage.
La Mecque du bricolage :
Que vous soyez des novices dans la manipulation des outils de jardinage, de peinture ou des passionnés de jardinage, Bricoma est l’endroit où vous trouverez tous ce qui vous faut. En effet, Bricoma, l’enseigne marocaine spécialisée dans le monde du bricolage, jardinerie, droguerie, éclairage, rangement et outillage est devenue en espace de 5 années le carrefour du bricolage au Maroc. A l'instar des grandes enseignes européennes, «Bricoma ne se contente pas de proposer un large choix d'articles et de produits, mais aussi de faire découvrir tant aux spécialistes qu'aux amateurs, les innovations dans le domaine du bricolage, souligne M. Haytam Belaouad, responsable Marketing & Communication au niveau du siège social de Bricoma, à Casablanca. D'ailleurs, pour lui, le lancement de cette grande « foire permanente» de bricolage de Casablanca représente la continuité logique des activités premières du groupe Bricoma.
L’originalité marocaine :
Contrairement à une certaine idée répondue, la marque Bricoma qui est à 100 % une marque marocaine a commencé son activité de distribution en 2004. Après 5 années de dur labeur, la marque verra la naissance d’un nouveau magasin dans le grand Casablanca. Avant de se lancer dans ce projet ambitieux qu’est Bricoma, les responsables du groupe, puisqu’il s’agit d’un, avaient le choix entre devenir un franchisé ou créer sa propre marque. C’est ce dernier choix qui a été retenu. Normal, dans la mesure où derrière le représentant de Bricorama au Maroc (Ets Louis Guillaud) un savoir-faire de plus de trente ans dans le domaine de la quincaillerie, d’outillage et de fourniture industrielle. Cette expérience lui a permis d’investir dans ce secteur. Pour les responsables d’ELG, c’est une continuité logique. Ils importent des produits et les distribue dans un réseau de distributeurs traditionnels mais aussi chez des professionnels ou auprès des administrations.
Une affaire de famille :
La famille Chahad est à la tête des Etablissements Louis Guillaud (ELG), depuis toujours spécialisés dans la quincaillerie. Mais depuis son rachat en 1974, les actionnaires d’ELG attentifs aux évolutions techniques et technologiques ont axé leurs orientations stratégiques vers une diversification constante de leur activité. Aujourd'hui, les gammes sont étendues et l'offre diversifiée passant de la boulonnerie et visserie, à la fixation, l'outillage électroportatif ou la protection et sécurité… mais destinées la plupart du temps au monde professionnel. Grâce au développement continu qu'a connu la société, plusieurs filiales ont vu le jour. Côté jardins, ELG possèdent l'enseigne le Monde du Jardin spécialisée dans le mobilier, outils de jardinage et décoration. Quant à AGE (African General Engineering), son activité consiste en la commercialisation de matériel de sécurité physique et électronique aux banques, administrations, ministères et à l'industrie. Un créneau développé à la suite du 11 septembre.
DESK ITALIA MAROCCO

Une coopération tous azimuts

Inauguré à Casablanca en février 2005, le Desk Italia-Marocco est le bureau de représentation et de coordination de 8 chambres de commerce du Nord de l’Italie, notamment :
- Promos Milano, Foire de Milan et Région Lombardie
- Unioncamere Emilia Romagna (Union des Chambres de Commerce de Rimini, Ravenna, Bologne, Forli’-Cesena)
- Chambre de Commerce de Turin
- Promofirenze
- Chambre de Commerce de Trieste
- Promec
- Vicenza Qualità
- Unioncamere Lombardia (Union des Chambre de Commerce de la Région Lombardie)

Le bureau est situé dans le centre ville, notamment sur Bd d’Anfa, près de l’Institut du Commerce Extérieur (ICE) et du bureau de représentation de la banque italienne Intesa-San Paolo.

Actuellement, le bureau est composé par 3 personnes.

AU cours de ces trois ans, le Desk a donné assistance à presque 500 entreprises italiennes. Les services offerts par le Desk sont, en particulier: recherche de partenaires commerciaux, organisation de rencontres B2B, organisation de missions économique et de séminaires, recherches et études de marché, informations sur l’encouragement des investissements au Maroc, etc.
Aux entreprises marocaines, le Desk offre soutient gratuit dans la recherche de fournisseurs italiens, ainsi que toute information concernant foires, séminaires et manifestations économiques se déroulant en Italie.
En plus, notre bureau, en collaboration avec les partenaires italiens, a organisé plusieurs missions économiques au Maroc et a aussi participé à des initiatives en Italie concernant le marché marocain.

PROJET EC.O.MOR

La participation d’une collective d’entreprises italiennes de la Région Friuli Venezia Giulia à l’édition 2008 du SIB - Salon International du Bâtiment rentre dans le cadre du Projet “EC.O.MOR – Economic Opportunities in Morocco”, réalisé par Aries, Entreprise Spéciale de la Chambre de Commerce de Trieste, en collaboration avec la Chambre de Commerce de Gorizia, Pordenone et Udine et avec le soutien de la Région Autonome Friuli Venezia Giulia.

La connotation transfrontalière de la vie économique de la Région Friuli Venezia Giulia caractérise aussi le secteur du Bâtiment et des matériaux de construction. Les entreprises de la Région sont douées d’une forte ouverture aux marchés extérieurs, soit du point de vue de la commercialisation soit de la participation aux projets et aux commandes internationales.

En plus, la compétitivité des entreprises est caractérisée par un haut niveau technologique ainsi que par l’utilisation de connaissances et solutions novatrices, qui, pour la plupart, ont été expérimentées et réalisées directement au sein des structures d’innovation scientifique et technologique qui opèrent dans la Région.
Entreprises participantes a la Foire du SIB 2008:

D.I.L.A. srl
via Valdirivo, 19
34132 Trieste
Tel.: +39 040 368868
Fax: +39 040 362595
E-mail: dila@dila.191.it
Produits semi-finis en bois pour l’ameublement (Panneaux contreplaqué en hêtre; Panneaux lamellaires).
Ameublement pour la salle de bain

EDILIMPIANTI S.R.L.
Via E.di Colloredo, n° 60/3
33033 - Iutizzo di Codroipo (UD)
Tel. e fax : +39 0432 900038
e-mail: edil_impianti@alice.it
Travaux publics et des équipements civils (installation, élargissement et manutention des équipements civils, construction, manutention et restructuration de bâtiments civils).

LEGNO SISTEM Snc
V.le Europa, z.i. Camolli
33070 - Brugnera (PN)
Tel. +39 0434 606411
Fax +39 0434 606177
e-mail: acquisti@legnosistem.com
Production personnalisée des meubles en bois: conseil, conception, production, montage et assistance après-vente.

TPS Srl
Via Aquileia, 85
33052 – Cervignano del Friuli (UD)
Tel. +39 0432 655075
Fax +39 0432 685839
E-mail: energy@tps-hydro.com
Entreprise leader dans la construction des tuyauteries pour application civile et industrielle.

Missions Organisée au Maroc par le Desk:

Casablanca, 23-27 Septembre 2005. Mission de Promos, Région Lombardia, MAP dans le secteur du Public Utilities.
Partenaire : Promos

Casablanca, 27 Novembre 2005, Mission de la Chambre de Commerce de Ravenne.
Partenaire: Unioncamere Emilia Romagna

· Rabat, Hôtel Hilton, 17 Janvier 2006 Séminaire: “UN NUOVEAUX INSTRUMENT POUR LES INVESTISSEMENT ITALIENS AU MAROC: LE FOND EUROMED- RENCONTRE AVEC LA BUSINESS COMMUNITY ITALIENNE AU MAROCCO”.
Partenaire: Promos
Casablanca, Hôtel Hyatt Regency, 28 Février 2006- Séminaire: « Nouvelles stratégies dans l’arbitrage international: le projet méditerranéen de la Chambre Arbitrale de Milan »
Partenaire: Promos
Casablanca e Tanger, 14-17 Mai 2006, Missione multisettorielle MAP-Promos-CCIAA Torino
Partenaire: Promos e Chambre de Commerce de Torino
Casablanca, 19-21Novembre 2006, Mission au Maroc, Projet MEDART 2006.
Partenaire : Promos
Casablanca, 18-22 Mars 2007, Mission multisettorielle Promofirenze-Promos
Partenair : Promofirenze e Promos
Meknès, Avril 2007 - Foire SIAGRIM DI MEKNES – Participation d’une délégation de la Chambre de Commerce de Ravenne
Partenaire : Unioncamere Emilia Romagna
Casablanca, 30 Mai/1 Juin 2007 – PROJET EC.O.MOR: Mission institutionnelle et entrepreneuriale.
Partenaire : Chambre de Commerce de Trieste
Casablanca, 2-4 Mars 2008 – Mission multisectorielle en partenariat avec UnionCamere et BMCE.
Partenaire : Promos
Missions organisée en Italie:
Séminaire 5/12/05 Milan sur le Projet MEDART
Partenaire: Promos
Fevrier 2007, Trieste – PROGETTO EC.O.MOR: participation d’une delegazione istitutionale marocaine a la Country Presentation sur le Maroc
Février 2007 - FOIRE MILANO: participation des représentantes marocains au BUILD UP EXPO
Partenaire: Promos

Mars 2007, Milan : participation d’un représentant marocain a la conférence sur les nouvelles technologies et les media
Partenairre: Promos
Mars 2007: participation d’une délégation marocaine a la semaine dédiée au Maroc à Torino
Partenaire: Chambre de Commerce de Torino
Mars 2007: Foire MILANO: participation d’une délégation marocaine a la Foire Tuttofood
Partenaire: Promos
juin 2008: Milan, participation d’une délégation marocaine a la VI Editione de la Conferance du Laboratoire Euro-Mediterranéen
Partenaire: Promos
Septembre 2008: Foire MILANO: participation d’une délégation marocaine a la foire Flormart (Padova)
Partenaire: Promos
Octobre 2008: Vicenza Foire: participation d’une délégation marocaine a la foire Impatec
Partenaire: Vicenza Qualità

Le Fleuron de l’outillage diamanté
Modiam est forte de sept années d’expériences et de maîtrise professionnelle dans le domaine des meules et des outils diamantés (marbre), ce qui lui donne une notoriété à travers tout le Maroc. Depuis son début d’activité en 2001, Modiam ne cesse d’innover dans une logique de recherche qualitative. En effet, elle se distingue de ses concurrents par ses professionnels en la matière, ses technologies avancées et son personnel hautement qualifié. A juste titre, Modiam continue aujourd’hui à améliorer ses produits et à augmenter sa présence sur le marché national avec des outils de haute qualité et des rendements élevés dans tous ses domaines d’activité.
L’unité de production
Construite sur une superficie de 2.200 m2, Modiam produit des abrasifs en agglomération magnésie, synthétique et ‘’résinoïde’’ en plus d’une large gamme d’accessoires et d’outils diamantés, répondant aux besoins les plus exigeants. La capacité de production de l’usine Modiam de Kénitra lui permet de satisfaire rapidement les demandes de ses clients, aussi bien pour les produits classiques que pour ceux spécifiques. Le positionnement et la présence de cette entreprise dans le domaine de l’outillage diamanté lui permettent d’améliorer régulièrement la qualité de ses produits.
Outils diamantés
Modiam collabore avec les meilleures entreprises sur le marché de l’outillage diamanté, à l’image de la société SD Diamant. Forte de plus de 40 ans d’expérience, cette dernière est reconnue pour la qualité de ses prestations et sa capacité à répondre aux commandes de des clients dans les meilleurs délais. Ses équipes de R&D en sont l’une des principales raisons.
Interview avec le directeur général de Modiam, Hassan MASKANI FILALI
Bâtiment Magazine: Comment expliquez-vous le début de Modiam, son évolution et qu’en est-il de ses perspectives dans le marché de l’outillage diamanté?
M. Filali: La société Modiam a été créée en 1999 en partenariat avec deux industriels européens qui sont d’ailleurs toujours nos partenaires. Ils sont des spécialistes dans la production des abrasifs. L’activité de notre site a commencé en 2000. Depuis cette date, nous avons fait un bon bout de chemin. Nous sommes spécialisés dans la fabrication d’abrasifs pour l’industrie de la pierre: marbre, granite... Nous sommes aussi un grand distributeur d’outils diamentés sur le marché. Grâce au département Recherche et développement, nous avons réussi à produire des produits à la hauteur dans le but de satisfaire les attentes de nos clients. La preuve est que nous travaillons avec les plus grands marbriers du Maroc.
B.M.: Quels sont les produits qui font la fierté de Modiam?
M. Filali: Ce sont, sans doute, les meules abrasives qui sont destinées à polir le marbre et le granite. Nous sommes le leader sur le marché. Après six années d’activité, nous avons consolidé notre position comme le fabriquant n° 1 au Maroc des meules abrasives malgré la concurrence acharnée et déloyale des importateurs.
B.M.: Que reprochez-vous à ces importateurs?
M. Filali: Le marché de l’outillage diamanté au Maroc est inondé par des produits de bas de gamme importés de Chine et d’autre pays asiatiques qui ‘’faussent les règles concurrentielles’’. J’appelle tous les fabricants et les importateurs à se réunir pour créer une association pour défendre cette activité de l’outillage du marbre. Malheureusement, jusqu’à présent, il n’y a aucun signe qui va dans le sens de la restructuration de notre secteur.
B.M.: Qu’est-ce qui vous démarque de la concurrence?
M. Filali: C’est certainement notre souci de l’innovation et notre département Recherche et développement qui œuvre toujours à produire des produits de très haute qualité, meilleurs que ceux de l’importation, en tenant compte du rapport qualité-prix.
L’idylle Marocain de Berliet
Entre Berliet et le Maroc une longue histoire de collaboration, de partenariat, et de passion partagée du camion qui remonte à plus de 80 ans. En effet, les véhicules de marque Berliet sont présents au Royaume depuis 1913. Les véhicules de la compagnie, fondée par Paul BERLIET, sillonnent aussi les villes du Maroc pour le transport de personnes comme le témoigne l’apparition d’autorails à Rabat en 1923 et l’apparition des premiers bus à Settat en 1927.Face à ces premiers succès, Berliet est représenté dès 1927 par un distributeur nommé Auto Hall, bien connu aujourd’hui comme un de ses principaux concurrents.
La chronologie d’une coopération réussie
Dans les années 50, Paul Berliet décide de répondre aux besoins économiques du Maroc en matière de transport. Les véhicules Berliet sont exposés sur le stand de la foire de Casablanca en avril 1958, stand inauguré par feu sa majesté le roi du Maroc Mohammed V.
La demande de véhicules étant croissante, Paul Berliet crée en mars 1958 la Société Marocaine des Automobiles Marius Berliet en acquérant un terrain de 8 hectares situé à Ain Sebaa à 10 Km de Casablanca, site où se trouve actuellement l’entreprise Berlier Maroc.
Après cette importante acquisition, commence une longue histoire, une chaine de montage, un magasin de stockage, des ateliers sont édifiés en 6 mois.
Ce nouveau site de production est inauguré le 10 septembre 1958 et 9 jours plus tard le premier camion de type GLC6 sort de chaine. L’usine produit à cette époque 2 camions par jour pour les besoins du pays. Aujourd’hui, la société Berliet Maroc produit 17 camions par jour.
Très vite l’activité va croitre, et rapidement un réseau de distribution voit le jour à travers le Royaume afin d’être au plus prêt des clients, l’esprit de service est déjà une priorité pour la société Berliet. Pour plus d’efficacité, de productivité et rendre autonome la société Marocaine, un effort considérable est mis en place sur la formation du personnel, de nombreux techniciens sont directement envoyés en France dans les centres de formation Berlier pour acquérir le savoir faire Berliet. Par la suite, toujours dans une démarche de professionnalisme, un centre de formation est créé à Ain Sebaa pour intensifier le savoir faire des techniciens au Maroc. Des cours théoriques mais aussi pratiques sont dispensés aux techniciens de l’usine mais aussi à ceux du réseau pour la réparation des véhicules.
A l’occasion de la foire de Casablanca de 1958, Paul Berliet présente à feu Sa Majesté Mohammed V ses nouveaux produits ; la production ne cesse d’augmenter pour répondre à la forte demande de transport de marchandises. A titre d’exemple, le succès qu’a connu l’Ayachi : véhicule dérivé du modèle France GLC 8M, est spécifiquement développé pour le Maroc. Son réel succès sera inégalé dans le Royaume.
Berliet Maroc à amorcer le virage de l’exportation en 1959. En effet, l’usine commence à exporter l’Ayachi en Chine, mais aussi au Mozambique, Libye, Tunisie, Sénégal et d’autres pays. Berlier Maroc est devenu un constructeur Marocain a part entière. Pour augmenter la production, l’usine s’agrandie en 1960 pour s’étaler sur une superficie de 13000 m2 de surface couverte. La conséquence de cet effort est l’augmentation de la production par unité qui est passé à 4 camions par jour.
La gamme de véhicules produits s’élargie, notamment avec la fabrication d’autocars de type PCK et PH, mais également bien d’autres. La gamme camions se diversifie également, notamment pour le moyen tonnage avec la gamme GLC4 et GAK. Différentes versions sont proposées aux transporteurs, Berliet Maroc commercialise également des véhicules incendies sur base GAK.
En 1963, Paul Berliet invite tout son réseau France à visiter ses installations Marocaines ; l’entreprise est une vitrine pour la production des poids lourds. Le célèbre photographe Suisse Jacques Thévoz est du voyage pour immortaliser les hommes au travail.
La même année 1963, feu Sa majesté Hassan II s’intéresse aux nouvelles réalisations que lui présente Paul Berliet lors de la foire de Casablanca. Sept années plus tard, en 1970, Berliet Maroc a connu une nouvelle extension de l’usine pour plus de stockage.
Les années 70 fût prolifiques pour Berliet Maroc. En 1974, Berliet Maroc produit 61% des camions vendus au Maroc. Les FAR (Forces Armées Royales), se sont également équipés de véhicules Berliet Tout Terrain 4*4 et 6*6 avec le GBD. La société ne cesse d’évoluer, la production passe de 679 véhicules en 1965 à plus de 3000 en 1975.
L’année 1975 est un tournant important dans l’histoire de Berliet Maroc puisque l’Etat Marocain prend une participation majoritaire dans le capital. Une aide à la participation du personnel de Berliet Maroc est mise en place en 1978 ; 200 porteurs détiendront 6500 de leur entreprise. La nomination du premier PDG marocain, Moulay Driss El Ouazzani fût intervenue en 1976. Quatre années plus tard, en 1980, Berlier lançait au Maroc des gammes véhicules Industriels suite à la fusion en France des sociétés Berliet et Saviem.
Plus proche de nous, en octobre 2004, Renault Trucks devient majoritaire dans le capital de Berliet Maroc en acquérant 70% du capital de la société.
Last but not least, en 2008, l’usine d’assemblage se compose de 2 lignes et devrait produire 4000 véhicules. Le magasin pièces de rechange distribue sur tout le Royaume ; l’atelier de réparation répond aux standards du groupe Renault Trucks, sans oublier le centre de formation qui est toujours actif.
L’événementiel a une seule adresse : URBA COM
URBA COM est l’agence Conseil en Communication marocaine que tout investisseur sérieux veut à ses cotés. Cet expert de l’évènementiel et marketing direct, c’est d’abord une équipe pluridisciplinaire, dynamique et créative capable de servir et répondre aux attentes de ses clients. La devise d’URBA COM est la satisfaction de ses protégés, et considère leurs réussites comme sa raison d’être. Sa philosophie est inspirée de ses principes fondateurs : créativité, ouverture d’esprit, disponibilité, honnêteté, professionnalisme et qualité de service. URBACOM puise sa force dans son attitude de placer ses clients au centre de ses préoccupations.
URBACOM est passée Maître dans le domaine de l’évènementiel, qu’il s’agisse de l’organisation de Salons professionnels ou commerciaux prestigieux et à dimension nationale et internationale, ou de Conférences, Assises, Séminaires, journées de lancement de nouveaux produits ou services etc.… URBACOM s’occupe de toute la chaîne de l’organisation d’un évènement, de la conception jusqu’à l’évaluation post-évènement.
La communication globale est l’un des chevaux de bataille d’URBA COM. Le leader de l’événementiel au Royaume informe ses clients, travaille d’arrache pied à promouvoir leurs produits et services et capter l’attention à travers une communication adaptée à leurs différentes cibles et budgets.
URBACOM a suffisamment d’expérience et d’expertise du terrain événementiel pour offrir à ses clients une large gamme de services pour les accompagner dans la conception et la mise en œuvre de leurs stratégies de communication, en vue d’atteindre leurs objectifs en termes d’image de marque, de notoriété et de résultats économiques et financiers. En plus, les techniciens d’URBACOM réalisent tous les supports de communication institutionnelle, publicitaire et interne des entreprises contractuelles.
L’entreprise chère à Madame Kadiri, directrice générale de l’agence, intervient également dans le domaine de l’édition, conception et édition de catalogues, annuaires, guides et revues internes d’entreprises, ainsi que tous les supports de communication à la carte.
L’identité visuelle est le premier support d’identification de toute entreprise. URBACOM possède les compétences nécessaires pour accompagner ses clients dans leurs démarches de création ou de transformation de leurs visuels. Elle met à leurs dispositions ses ressources et son savoir faire pour les accompagner pendant la phase de réflexion, la phase de conception et de réalisation graphique et enfin, pendant la phase de communication sur la nouvelle identité en interne et externe.
L’utilisation des nouvelles technologies de l’information est devenue incontournable en matière de communication et de stratégie marketing. Toute entreprise qui cherche un appui et/ou un conseil pour développer dans son entreprise un volet cybermonde, URBACOM dispose d’un pôle de compétence dans ce domaine. Le personnel d’URBACOM assistent, orientent dans le choix des outils Internet, le développement, la mise en ligne, la visibilité et la maîtrise de la croissance du trafic sur vos espaces web et la gestion de ces espaces soit d’une manière sélective ou ouverte.
URBACOM dispose de ressources suffisantes et de solides compétences en matière de communication et évènementiel pour apporter des solutions innovantes adaptées aux besoins de ses clients, des solutions efficientes et économiques, accessibles et faciles à mettre en œuvre. URBACOM est votre interlocuteur favori si Vous recherchez des idées innovantes pour communiquer sur votre entité, sur vos produits et services, pour communiquer avec vos clients, les étonner et les fidéliser. Elle est aussi votre partenaire si Vous recherchez des idées fortes qui vous démarquent de vos concurrents pour capter l’attention d’autres clients et les séduire. URBACOM est la solution si vous recherchez des messages riches de sens, à véhiculer en interne ou en externe, à travers des supports ou moyens de communication innovants adaptés à vos besoins. URBACOM mobilise toutes ses ressources et son savoir-faire créatif pour vous assister dans la réalisation de tout ce programme depuis la définition des stratégies et plans d’action jusqu’à la mise en œuvre et l’évaluation.

mercredi 29 octobre 2008

un seigneur casablancais à l'assaut de l'héxagone

Après des débuts tonitruants à l’échelle nationale marocaine, voilà que Lordaminos se lance à l’assaut du public français à l’occasion de la sortie de son 2ème maxi le 22 octobre 2008, « Casa.on.air ».
Ce prodige des rimes croit à sa belle étoile et surtout à son immense talent pour conquérir le public connaisseur de l’hexagone. Bien entouré et doté d’une stratégie de communication digne des vedettes planétaires, Mohamed Amine alias Lordaminos est épaulé par sa manager Sandrine dans sa nouvelle conquête européenne. A juste titre, avant de se lancer dans cet ambitieux pari -se faire connaître auprès du public de la rive nord de la méditerranée-Lordaminos a épuisé tous les supports médiatiques locaux. En effet, le jeune casablancais de 22 ans s’est produit sur les chaînes locales marocaines de télévision (2M, RTM, et Medi 1 Sat), et de Radio (Radio Medi 1, Radioplus, Radio Aswat, etc). Les journeaux et magazines marocains ne se sont pas restés insensibles à ce phénomène Lordaminos puisque les jouraux Le Matin, Le Soir, les magazines Espace TV, Casa ma ville, Madinati, Ousra, Telquel, Alternatif Mag ont consacré des articles à l’artiste.
Depuis la sortie de son premier maxi (5 titres) «the revival of the Lord Ragga» sorti en septembre 2007, le natif de Beauséjour à Casablanca ne cesse de faire bouger le public marocain. Son originalité réside dans le mélange de sonorité dance-hall, rap, rap mélodique, reggaeton, et RNB. L’œuvre d’Aminos, même à ses débuts, laissera certainement son emprunte sur la scène ragga. Ce jeune marocain est une graine de star et n’a pas fini de parler de lui.

mercredi 27 août 2008

Derb Milan, marché des dattes

Société/ Marché des dattes

Les dattes, l’invité indispensable du mois de Ramadan

La production nationale ne suffit pas !

Mohand Mellal*

Une virée rapide du côté du célèbre quartier Derb Milan, sis à Derb Sultan, la désormais mécque des dattes à Casablanca est suffisante pour nous rendre compte que la production nationale de ce fruit indispensable durant le mois sacré du Ramadan est insuffisante. En effet, le royaume importe des dattes d’un peu partout à travers le monde et même des contrées assez lointaines que les Emirats Arabes Unis, l’Irak, et même du Chili où nous achetons du raisin sec aussi indispensable durant ce mois sacré. Il ne demeure pas moins que l’essentiel de nos importations de ce must du mois de jeûne nous provient du pays des deux fleuves du Tigre et l’Euphrate et parmi les productions des célèbres et incontournables Deglet Nour maghrébines, ambassadrices de charme de nos voisins Algériens et Tunisiens.
Tout le monde ne se réjoui pas de cette frénésie marocaine vers l’importation de cette denrée qu’on peut largement et facilement se la procuré dans nos Feddanes (terme utilisé pour nommer les lots de terrains réservés à la culture de dattes chez nous). C’est le cas de Mohamed Benhmida, importateur originaire de Zagora «je trouve ça malheureux que nous continuions à importer des dattes de mauvaises qualités de l’Irak pour doper le marché». Et d’ajouter «Nous ferons mieux d’avoir une politique claire envers nos producteurs de dattes en les soutenant dans ces périodes de sécheresse auxquels ils font face seuls et impuissants». Le cri de Mohamed est un peu plus clair quand il déclare «les pouvoirs publics n’aident que les grands exploitants ; eux, qui ont déjà les moyens de contrecarrer la conjoncture difficile de cette dernière décennie». Et de souligner «Ce sont les petites exploitations qui ont besoin de l’aide de l’Etat car elles représentent l’essentiel de la production nationale qui peine en la comparant à ses voisins maghrébins qui sont beaucoup plus avancé en la matière».
La production nationale justement est difficilement perceptible devant ce choix de dattes étrangères de tous les calibres et marques aussi prestigieuses les unes que les autres. De l’autre coté, les dattes marocaines se retrouvent devant une concurrence, le moins que l’on puisse dire, déloyale devant ses consoeurs étrangères qui bénéficient des subventions de toutes sortes. La visite du marché permet aussi une immersion dans la vie des marchands de dattes venus des régions de Zagora, Errachidia, Ouarzazate, Tata et Figuig. Sur place, des étalages de dattes colorent l'entrée des magasins : Madjhoul (doté d’un noyau très fin et représentent les dattes les plus chers et de meilleurs qualité du marché), Jihl, Sayyer, Boufgous, Bouslikhène.etc. Nous ne pouvons pas faire un pas dans le marché sans qu’un vendeur nous sollicite en nous faisant l’éloge de sa marchandise «Notre marchandise arrive directement de Zagora sans escale» nous dit Hamid Irgui, un quinquagénaire originaire de la fameuse Oasis du Sud. Et d’ajouter «Nos récoltes ne disposent pas d’aucun produit chimique ou additif».Il poursuit, non sans un brun perceptible de fierté «Nous avons, sans exagéré, les meilleurs dattes du Pays». Dans le soucis de se distinguer un peu des concurrents sur place, Hamid Irgui ne manque pas d’argument pour faire valoir la qualité de ses stocks «Contrairement aux autres, nous nous écoulons les dattes de la récolte de cette année, 2008».
Les clients sont sensibles au « discours » de notre maître vendeur, et l’un deux n’a pas hésité de lui couper la parole «Elles sont combien ces dattes Jihl de Zagora par exemple ?» sûr de lui, «24DH» rétorque le vendeur. Sans aucune géne, l’acheteur potentiel lui répond «C’est un peu cher ça !». Hamid Irgui, le commerçant perd un peu son sang froid et se lance de nouveau dans un monologue sans fin «Je ne comprend pas les gens qui font ce genres de remarques sur les prix en ignorant tout sur la chaîne de production». Et d’ajouter «Ça se voit que ces gens ne sont pas au courant de toutes les charges que nous payons pour leur apporter les dattes de qualité». Notre vendeur ne s’arrête pas là «Les clients ne se posent jamais de questions sur l'itinéraire parcouru ni les frais engagés pour l'approvisionnement du marché». Continuant sur sa lancée «Avant d'être ici avec mes dattes, j'ai fait tous les souks de la région de Zagora, d'Agdz et de Ouarzazate pour acheter les dattes qui sont souvent payées au prix fort en fonction des variétés. Cette opération durait des semaines, voire même des mois». Pour ce qui des préparatifs pour le Ramadan 2008, Hamid Irgui explique «Cette année mon frère et moi avons commencé à nous préparer pour le Ramadan depuis la fin du mois de Mars. Nous avons sollicité toutes les personnes qui avaient les meilleures variétés parce qu'on savait que les clients marocains exigent de la qualité. Ensuite, nous avons stocké tous les achats en attendant l'approche du Ramadan. Vingt jours avant le début du mois sacré, j'ai effectué le départ vers Casablanca en compagnie d'autres marchands. Nous avons loué ensemble un camion moyennant 3 DH le kg transporté.

Hors texte :

Les dattes d’Irak volent la vedette

Le commun des mortels connaissant le relief et la météo du Maroc serait sidéré de savoir que les dattes Irakienne sont les plus prisés au marché des dattes de Casablanca au détriment de la production nationale. En effet, les dattes du pays du Tigre et l’Euphrate, que la plupart des spécialistes jugent de mauvaise qualité, s’arrachent contre la modique somme de 14 DH le Kilogramme contre 20 DH/Kg aux dattes égyptiennes. Les dattes Tunisiennes sont léguées contre 26 DH/kilogramme ; il faut un dirham de plus si nous voulons nous offrir les succulentes dattes Saoudiennes. Les fameuses Deglet Nour Tunisiennes et Algériennes sont respectueusement vendues à 26 DH et 32 DH. Les dattes de chez nous s’écoulent entre 20 Dh et 30 DH. L’insuffisance de la production nationale de dattes peut s’expliquer par différents facteurs comme nous l’indique Abdessamad Rifai, originaire de Risani et producteur «Nous avons connu une période de sécheresse sans précédant cette dernière décennie». Et d’ajouter «Nous n’avons pas reçu aucune aide des pouvoirs publiques malgré nos multitudes doléances». M. Rafai lance un cri d’alarme «Cette filière des dattes va connaître plus de difficultés les années à venir si rien n’est fait de la part de l’Etat pour la sauver de cette agonie insupportable». Avant de rajouter «Nous nous rencontrons tellement de problèmes qu’il y a des gens qui volent des palmiers pour les plantés dans les complexes touristiques pour servir de décoration». M. Rifai términe en disant «Notre pouvoir d’achat est tellement faible que les dattes sont devenues un produit de luxe». Il est à noter enfin que 4 tonnes de dattes provenant de Tafilalt et 8 tonnes de Zagora s’écoulent chaque semaine sur le grand marché de Casablanca de dattes plus connu sous le nom de Derb Milan.


* Journaliste stagiaire

lundi 25 août 2008

Les Origines de l'Achoura

Les origines de l’Achoura au Maghreb

Selon le plus grand sociologue et fondateur de l’Histoire, le nord-africain Ibn Khaldoune, lesImazighen d’Afrique du Nord avaient apostasié douzefois entre le 6ième siècle et le 14ième siècle !C’était une forme de résistance contre la colonisationarabo-islamiste de l’Afrique du Nord.On sait aussi que l’un des tout premier mouvementsouverainiste Nord Africain était celui des Kharéjites(càd Hors la Loi) qui avait fondé au 8ième siècle unroyaume ayant pour capitale Tahert , et qui avaienttraduit le coran en berbère. Les Kharédjites avaientcoupé les ponts avec le Khalifat Oméïade et fondèrentle premier état algérien véritablement national. LesIbadites dont les descendants aujourd’hui sont lesMozabites (Algérie), les Djerbiens (Tunisie) et lesNefoussiens (Libye) formaient la branche la pluspuissante du Kharédjisme. La ville de Tihert, fondépar le chef Ibadite Ibn Rostum, en 791 était située àneuf kilomètres de l’actuelle Tiaret. Au Maroc, les Miknasa (branche des Kharédjites)avaient fondé, en 757, le royaume de Sidjilmassa , àl’orée du désert, maître des oasis et des routescaravanières vers le Soudan (actuel Mali). LesBerghawata, qui avaient participé aux expéditionsguerrieres de leur chef Maïsara contre les gouverneursoméïades de Tanger, eurent pour chef militaire etguise un certain Salih.Après le kharédjites, les Kétama de Bougie prennent lerelais dans cette résistance de Tamazgha au roulotcompresseur des arabo-islamistes (perçus comme devéritables colonisateurs). Pour ce faire, lesImazighen Kétama vont sympatiser avec les Perseschiites, et vont conquérir toute l’Afrique du Nord etl’Égypte, et créer pour un descendant d’Ali l’empirefatimide. En effet, pour les shiites, aucun dessuccesseurs de Mohammed ne fut un Khalife légitime,seuls Ali et ses descendants, fils de Fatima, sont leschefs héréditaires de la communauté islamique.C’est la tyrannie des Khalifes Oméïades et Abbassides,se comportant en colonisateurs à l’égard desnon-arabes, qui va rapprocher les Perses et lesImazighen. Les shiites Perses dépêchent à Tamazgha unexcellent stratège du nom Abou Abd Allah en 893. Cethomme réussit à convaincre les Kétama de lasupériorité de la doctrine chiite, et à faire duvillage Ikjan (dans les Babors) une forteresseinexpugnable du chiisme. Les Kétama, subjugués, sontgroupés en une solide armée qui lui est dévouée corpset âme. C’est ainsi qu’ils fondèrent la dynastiefatimide (3ième Khalifat panislamique après celui desOmeyyades et des Abbassides) qui s’étendait jusqu’enÉgypte. L’université d’El Azhar au Caire est une deleurs créations. Par la suite, deux autres empires Amazighs vont sesuccèder dans Tamazgha du 10ième au 14ième siècle :Les Almoravides et les Almohades. Les Almohades vontréaliser l’apogée à la fois de l’histoire et de lapensée de ce temps et faire de Cordoue la capitale dumonde.On sait maintenant que ce sont les Kabyles (lesKetama) qui furent à l’origine de la création du 3ièmeKhalifat musulman : le Khalifat Fatimide. En effet,les Imazighen d’Afrique du Nord se sont alliés versl’an 900 aux shiites Perses pour mettre fin à cettetyrannie arabe des Khalifes abbasside de Baghdad etOmeiyade de Damas. Ibn Khaldoun écrit "...Quand lesFatimides furent parvenus à établir leur domination enIfrikia, Ziri (fils de Menad, gouverneur de Tamazghasous l’autorité Abbasside) passa de leur cöté à causedes liens de clientèle qui attachaient sa famille àcelle d’Ali Ibn Abi Taleb, et, dès lors, il se montraun de leurs partisans les plus dévoués...". Ziridevint chef des Sanhadja et bâtit la ville d’Achir surle flanc de la montagne du Titeri. Il reçut lecommandement de la ville d’Achir et de la province deTahert. Ibn Khaldoun écrit :"...Quelques temps après,Ziri autorisa son fils Bologguin à fonder troisvilles, l’une sur le bord de la mer et appeléeDjazaïr-Beni-Mezghanna (les îles des enfants deMezghanna), et l’autre sur la rive orientale du Chélifet appelée Miliana ; la troisième porta le nom deLemdia (Médéa). Bologguin fut investi par son père dugouvernement de ces trois places, qui sont encoreaujourd’hui (à l’époque de Khaldun) les villes lesplus importantes de Tamazgha centrale. Ziri perdit lavie en juillet 971 dans un combat qui opposait lesFatimides aux Maghraoua (des partisans des Oméïadesd’Espagne). Son fils Bologguin lui succèda et réussità assoir son autorité sur toute Tamazgha et à fairedisparaître la domination des Oméïades.Après avoir établi leur autorité sur toute l’Afriquedu Nord, les Ketama s’emparent de la Sicile etconquirent l’Égypte pour établir leur capitale auCaire en 973. Ils laissent le gouvernement de Tamazgha(Afrique du Nord) à leur lieutenant Bologguin, fils deZiri, fils de Menad. Bologguin mourut en mai 984 , àOuarekcen, localité située entre Sidjilmessa etTlemcen, pendant qu’il rentrait d’une longueexpédition.En 1045, les Zirides rejetèrent l’autorité du KhalifatFatimide et proclamèrent la souveraineté de Tamazghaavec un retour à l’orthodoxie sunnite. Gabriel Campsécrit "...Pour punir cette sécession, le Khalifefatimide "donna" Tamazgha aux tribus arabes, tropturbulentes, qui avaient été cantonnées dans le Saïs,à l’est du Nil, en Haute Egypte. Ces tribus, Djochem,Atbej, Zoghba, Riyah, Rebia et Adi, se rattachaient àun ancètre commun, Hilal, d’où le nom de l’invasionhilalienne ; les Beni Hilal, bientôt suivis des BeniSolaïm et des Beni Mâqil, pénètrent en Tamazgha vers1051...". Ibn Khaldoun avait dépeint ces Arabesbédouins comme une armée de sauterelles détruisanttout sur son passage. En tout leur arrivée devaittransformer radicalement le visage de Tamazgha etl’arabiser en grande partie. C’est de cette époque du Khalifat Fatimide que nousvient la célébration, jusqu’à maintenant, de l’Achoura(taâchurt)d’un bout à l’autre de Tamazgha. Dans lespays shiites, le 10 Moharram commémore l’anniversairede la bataille de Kerbala en l’an 60 de l’Hégire (680de notre ère) au cours de laquelle tomba Sidnal-Hocein fils de Sidna Ali Abu Thaleb et petit-fils duProphète. La veille est marquée par le jeûne desascètes shiites et le jour de l’achoura est un jour dedeuil pour la shiaâ. Ce dernier élement est de trèsloin celui qui contribue le le plus à donner à cettefête, dans les populations rurales de Tamazgha, uncaractère de gravité, inchangé depuis les Fatimides.

Nul n'est prophète dans son pays

Société/MRE

Séjours des MRE au Maroc : Attentes et revendications

Nul n’est prophète dans son pays

Nous les appelons les MRE, les RME, les « zmégra », les quelques trois millions de citoyens résidents à l’étranger ont, à tout moment, le pays dans leurs cœurs et n’hésitent pas un instant quant à leur destination de vacances : le Bled ! «Nous nous posons même pas la question concernant le lieu de nos vacances d’été, c’est l’appel du pays qui nous guide», affirme Noura, une femme MRE à Pantin, en banlieue Parisienne. Les attentes de nos RME sont, certainement, grandes pour passer des vacances agréables chez eux. Mais, la question qui se pose ; peuvent ils prétendre à leurs rêves ? Leurs pouvoirs d’achats est-il en mesure de leurs offrir la détente tant attendu ?
La femme de famille de 4 enfants ne cache pas sa déception en abordant les manques d’infrastructure de base, et de sécurité dans nos villes. Tout comme la plupart de ses compatriotes vivant hors du pays, Noura pense que « les endroits paisibles, propres, et à notre portée sont rares et chers. Les hôtels de luxe et les sites touristiques sont toujours pleins à craquer. Et il ne nous reste que les plages et les piscines qui sont envahies par les lèves tôt». Ces opinions ne vont certainement pas plaire à nos responsables touristiques qui ne lésinent pas sur les moyens, à longueur d’année, en utilisant les dirhams du contribuable pour justement faire la promotion de notre secteur touristique et la destination Maroc.
Malgré les efforts consentis par les pouvoirs publics, le constat est là : «Je trouve ça indécent que nos responsables comptent chaque année sur nos devises péniblement gagnés sans aucune contrepartie». Renhèri Nouara. Nos voisins du palier et d’autres touristes européens ont des avantages et des privilèges que nous n’avons pas en venant au Maroc. Déplore le Khalid, le mari de Noura. Hamid, un MRE résident à Bologne, en Italie lui emboîte le pas «Pour les touristes Italiens visitant le royaume, qui passent deux à trois semaines de vacances dans un complexe touristique à Marrakech, Agadir, ou Ouarzazate, dans le cadre d’un voyage organisé, leurs factures ne dépassent rarement les cinq mille dirhams. Un tout autre Marocain, MRE ou pas, dans les mêmes conditions et pour les mêmes services, aura à débourser au moins trois fois plus cher que le touriste étranger». Malheureusement, cet état de faits est vérifier sur le terrain puisque la plupart des étrangers bénéficient de divers offres des agences de voyages auxquelles les nationaux n’ont pas accès dans le cadre de la grande politique nationale encourageant le secteur touristique et la vision Royale 2015. » Même pour les très intéressants rabais des compagnies low cost du et vers le Maroc, ces mêmes compagnies chartes ont un partie flagrant pour les passagers européens. « Pour nous, c’est toujours plein ! », déclare Moha, un MRE résident à Bruxelles.
Nul n’est prophète dans son pays, dit le proverbe. Cet adage populaire est plus qu’une réalité dans le cas des RME ; eux qui ne sont jamais avars quant il s’agit de dépenser leurs devises dans leur pays. De leur coté, les responsables du tourisme national minimisent les craintes de nos compatriotes vivants à l’étranger. « Nos clients sont traités de la même façon, qu’ils soient nationaux ou étrangers», affirme Hacène, gérant d’une agence de voyage sur une grande artère de Casablanca. Et d’ajouter : «Durant la période estivale, il est très difficile de satisfaire tout les vacanciers. Les clients sont très nombreux à solliciter nos services, et souvent leur nombre est très supérieur à nos capacités d’accueil». Néanmoins, Hacène ne cache pas l’amère réalité du quotidien de nos MRE chez eux « maintenant, je n’exclus pas qu’il y a des MRE mécontents pour refus de service de l’un des employés. Il faut bien appliquer les lois en vigueur surtout quand il s’agit des mesures de sécurité, l’état d’ivresse ou des clients accompagnés des filles de joie, etc.» L’haj Si Mohamed, le propriétaire de l’agence explique la chose avec diplomatie «l’alcool et les filles sont des problèmes récurrents avec les jeunes MRE qui sont habitués à d’autres façons de vivre en Europe ; ce qui est interdit dans notre religion et dans notre pays».
Nouara et son mari Khalid ne sont pas de cette catégorie qui passe ses journées dans les clubs privés et à chaque soir «squattent» dans les bars et discothèques. Le couple MRE de la banlieue Parisienne réclame des endroits d’accueil à leur portée. «Nous bossons comme des dingues toute l’année pour pouvoir nous offrir des bonnes vacances en été ; ce n’est pas possible de dépenser toutes nos économies dans quatre semaines chez nous. En plus, chaque année les prix augmentent». Nos responsables sont irrités d’entendre les arguments posés par nos RME. Ils renvoient la balle aux responsables politiques «Ce problème dépasse nos prérogatives et compétences. C’est au gouvernement de trouver une solution à cette problématique». Et pour justifier les différences des avantages entre MRE et touristes Européens, un directeur d’une agence de voyage sur l’avenue des FAR affirme « si j’étais MRE, je profiterais des offres ouvertes aux étrangers dans le cadre des voyages organisés. Rien, ne les empêche d’en profiter».

Hors Texte :

Il est à rappeler que des milliers de MRE et de plus en plus d’Algériens résidents à l’étranger bénéficient des offres offertes par des tours opérateurs installés à l’étranger. Une fois au Maroc, nos MRE sont dans des hôtels bien classés comme les touristes Européens. Le programme touristique bien garni leur permet de découvrir des coins sympas, aller en boite tous les soirs et profiter des plages privées, sans interdictions. Bref, ils sont bien servis comme en Europe. La seule chose qui leur manque, c’est la famille nombreuse : les oncles, tantes qui ont l’habitude de les attendre avec impatiente à ce moment de l’année.
Pour Nouara et Khalid, comme il est le cas de la plupart des MRE, «la famille c’est tout simplement sacré ». Les yeux de Khalid pétillent au moindre fait de parler des vieux, des oncles et tantes laissés au pays. Nouara ajoute «Nous nous pouvons pas voyager nulle part sans toute la famille ; nous nous préoccupons pas du prix du moins qu’ils soient abordables». Et d’ajouter «c’est pour cette raison que nous revendiquons des nouvelles politiques ; celles susceptibles de répondre à un tourisme à la Marocaine, des familles nombreuses». Khalid qui est originaire de la région montagneuse de Tafraout ne manque pas l’occasion de prodiguer des conseilles pour nos responsables du secteur de tourisme «il faut installer des campings, construire des aires de jeux et de loisirs dans nos belles montagnes pour faire démarrer un tourisme rural que notre pays a vraiment besoin».
Enfin, espérons que les appels de Nouara, Khalid, Hamid, Moha, et autres MRE soient entendus par de bonnes oreilles car, avant tout, c’est l’amour du Maroc qui fait réagir nos RME avant toute autre prestation ou service dont ils ont bien sûr le droit.

recrudescence des mariages par la fatiha

Société/Mariages
Les couples officialisent de moins en moins devant l’aadoul
Le boom des mariages par la “Fatiha”

Mohand Mellal*

Selon des estimations officieuses, le phénomène du mariage par la Fatiha est en train d’affoler tous les compteurs. Si en période estivale, le temps est aux cortèges nuptiaux, le reste de l’année les liaisons s’“officialisent” à l’abri de l’intimité familiale. Loin des cachets ronds du fameux laadoul, des couples s’unissent par la seule volonté de la Fatiha, en présence d’un taleb et de deux témoins.
Peu de monde requis donc et un minimum de préparation demandée pour sceller un mariage “à l’ancienne” de plus en plus prisé, et pour différentes raisons. Licite aux yeux de la religion, cette union semble faire l’affaire de beaucoup de couples qui n’hésitent plus à franchir le pas. Un premier temps, marginalisé dans l’esprit et regardé d’un œil suspicieux, puisque frappé du sceau du secret et de l’intimité, le mariage par la Fatiha est entré dans les mœurs et, signe des temps, il est de plus en plus recherché même chez les filles de “bonnes” familles. L’essentiel est de ne pas rester en rade sur l’autoroute des “célibataires malgré eux”. Kenza, 40 ans, enseignante dans un lycée de la périphérie de Casablanca est catégorique à ce sujet. “Je suis preneuse”, résumera-t-elle la situation. Mignonne, élancée, Kenza n’a pourtant pas le profil d’une femme à marier. Son physique plutôt agréable et son ouverture d’esprit lui ont, à plusieurs fois, joué de mauvais tours. Agacée par son manque d’initiative et son désespoir à rencontrer le prince charmant, Kenza se dit prête à convoler en justes noces même si c’est à travers un mariage par la Fatiha. “Et alors, où est le mal ? Si c’est permis par l’Islam, je ne vois pas trop où ça peut coincer”, dira-t-elle. Consciente des difficultés de trouver un mari “idéal”, elle se veut un brin philosophe. “À mon âge, je ne vais sûrement pas épouser quelqu’un pour sa beauté ni pour son esprit. Je veux me caser et presque tous les hommes intéressants sont déjà pris”. Le mariage par la Fatiha est une porte de secours pour nombre de femmes qui se retrouvent seules, trahies par le cours de la vie. Selon H. Benkirane, sociologue, cette option, même si elle présente des aspects négatifs ou plutôt débouche sur des conséquences parfois dramatiques, s’inscrit dans la logique du moment. “On ne peut pas reprocher à deux personnes de s’unir quelle que soit la nature de cette union, d’autant plus qu’elle est licite”, s’étonne-t-il d’une levée de boucliers contre cette pratique. “Pourquoi ce phénomène, s’interroge-t-il, ce mariage a de tout temps existé, chez nous et ailleurs, alors pourquoi cherche-t-on à le stigmatiser ?” Pour notre interlocuteur, le mariage par la Fatiha a permis de dégoupiller pas mal de drames familiaux et de résoudre des cas extrêmes qui se seraient facilement réglés dans le sang. Même s’il estime que c’est une solution qui ne peut durer dans le temps, notre sociologue affiche, en revanche, une farouche opposition à ses détracteurs. “Même avec des conséquences fâcheuses, cela vaut mieux que la débauche ou le concubinage”, affirme-t-il. H. Benkirane cherche pourtant à relativiser l’ampleur du phénomène en l’absence de toutes statistiques vérifiables. Souad, Soussou, pour le milieu, avoue s’être rangée après sa rencontre avec Ahmed, un client quinquagénaire.
“C’était ce que les filles appellent un régulier, ils venaient me voir une ou deux fois par semaine et avec le temps on a sympathisé. Il m’a prise en pitié ou je ne sais quoi, et il m’a proposé le mariage par la Fatiha”.
Souad ne se fera pas prier et, depuis, elle se sent moins rejetée par les siens. “Cela a changé pour moi. Ce n’est pas la belle vie, mais ça m’a permis de sortir du milieu. J’en connais beaucoup comme moi qui se sont mariées avec des mecs plus âgés, rien que pour fuir leur situation.” Ce que Souad n’ose pas avouer, par contre, c’est l’envers du décor, le côté cour de ces unions. “Ce n’est pas toujours rose”, confesse Imane. La trentaine, le teint blafard et la bouche fatiguée, elle tire nerveusement sur sa énième cigarette. “Tu sais, au début on se dit qu’on a décroché le gros lot, mais au bout de quelques mois de vie commune on s’aperçoit qu’on a mis notre destin entre les mains d’un monstre”. Pour elle, le mariage par la Fatiha a tourné au cauchemar lorsqu’elle quittera le toit conjugal, une nuit d’hiver, le visage tuméfié et quelques côtes fêlées. “Qu’est-ce que tu veux que je te raconte de plus ? Pour lui, le fait de ne pas avoir un livret lui conférait tous les droits. Il était déjà marié et père de trois enfants et moi j’étais son jouet sexuel et son défouloir. À chaque fois que j’abordais le sujet de la maternité avec lui, ce sont des coups de poing que je recevais en guise de réponse. À la fin, j’en ai eu marre de sa violence et j’ai fui laissant tout derrière moi. Je ne sais même pas si je suis toujours considérée comme sa légitime, mais maintenant c’est la rue qui est mon toit”.
Autre cas de figure, et loin des marginaux de la vie, ceux qui se trouvent obligés de passer par là en attendant mieux. Pour Mohamed et Houda, deux jeunes qui s’aiment depuis les bancs du lycée, le mariage par la Fatiha était l’unique solution pour ne pas se séparer. “Ma condition sociale ne me permet pas pour le moment d’épouser traditionnellement ma bien-aimée, mais on a trouvé cette solution comme assurance aux yeux des deux familles”, expliquera Mohamed. “Un aârboun si tu veux pour qu’elle soit mienne, mais il n’est pas question de consommer quoi que ce soit parce que pour nos familles, il est hors de question de s’unir en dehors d’un vrai mariage”. Si le mariage par la Fatiha continue de diviser, il reste qu’on le veuille ou non partie prenante de nos traditions. En effet, malgré
une instruction du ministère des Affaires religieuses, faisant obligation aux imams de ne prononcer la Fatiha que pour les unions déjà officialisées par un acte aadoulaire dûment établi et présenté par les deux époux lors de la cérémonie, le phénomène persiste.

Hors Texte :

La polygamie est autorisée, mais……

Selon la nouvelle Moudawana, la polygamie suppose l'autorisation du tribunal. L'octroi de cette autorisation se fait sur demande établissant un motif objectif exceptionnel de la polygamie, et décrivant la situation matérielle du requérant.
Le tribunal n'accorde l'autorisation que s'il est établi que la polygamie se justifie par un motif objectif exceptionnel, et si le requérant à la capacité de subvenir aux besoins des deux familles, qu'aucune injustice ne soit à craindre, et qu'aucune condition de monogamie n'ait été stipulée.
S'il est établi pour le tribunal, à la suite d'un tentative de conciliation, que la continuité de la vie conjugale est compromise, et que l'épouse du prétendant à la polygamie persiste à demander le divorce, il fixe un montant à payer par le requérant qui englobe les droits de l'épouse ainsi que ceux des enfants, avant de poursuivre le procédure.
Si l'épouse refuse la polygamie, sans demander le divorce, il est fait application de la procédure de discorde.
Après l'accord octroyé en vue de la polygamie, la fiancée du prétendant doit en être avisée; le tribunal s'assure de son consentement.
Si l'épouse ne peut être convoquée, pour cause de fraude de la part de l'époux prétendant à la polygamie, qui aurait communiqué une adresse erronée, ou un nom ou prénom inexact; celui-ci s'expose à des poursuites pénales sur plainte de l'épouse .

Manger sans s'intoxiquer est possible!

Société/ Hygiène alimentaire

Manger l’été sans s’intoxiquer c’est possible

Le consommateur : l’ultime rempart contre la contamination



La saison chaude, c'est la fête des microbes : ils se multiplient très vite et partout. Rupture de la chaîne du froid, négligence dans la préparation des repas surtout les crudités, réfrigérateur mal nettoyé... les exemples de manque d'hygiène abondent et les intoxications alimentaires se multiplient. Elles ne sont pourtant pas une fatalité : le respect de quelques règles permet de passer des vacances sans souci et à l’abris de désagréables maux facilement évitables. Abdellah, gérant de snack sur une artère de Casablanca fait de la propreté et de l’hygiène les principaux atouts de sa réussite dans ce métier exigeant «Nous ne lésinons pas sur les moyens quand il s’agit de la santé de nos clients. Le restaurant doit être propre à tout moment. Nous faisons plus particulièrement attention aux salades et autres crudités». Et d’ajouter «Grâce à notre sérieux dans le respect des règles d’hygiène alimentaire, de plus en plus de clients nous font confiance et notre snack ne désempli pas de l’ouverture à la fermeture».
Le repas était parfait : œuf mayonnaise, poulet rôti, camembert et mousse au chocolat. Mais alors, pourquoi ces malaises soudains ? Nausées, maux de tête, douleurs abdominales, diarrhées, vomissements sont les signes d'une intoxication alimentaire. En général, tout rentre dans l'ordre en deux ou trois jours au maximum. Nombreuses sont les intoxications alimentaires qui passent même inaperçues chez les adultes en bonne santé.
En revanche, elles peuvent avoir des conséquences graves chez les nourrissons, les jeunes enfants, les personnes âgées, présentant des terrains plus favorables à l'invasion bactérienne. La femme enceinte et son fœtus, l'adulte immunodéprimé pour des raisons médicales, la personne atteinte par une autre maladie ou souffrant de malnutrition, de sous-alimentation sont autant de sujets fragilisés.
Presque tous les aliments peuvent être mis en cause dès lors qu'ils sont mal préparés, ou encore transportés ou conservés dans de mauvaises conditions. Et si certains dégagent une odeur désagréable ou présentent un aspect déplaisant, il faut plus encore se méfier des autres qui cachent sous leur belle apparence des milliers de bactéries minuscules, invisibles à nos yeux.
Les œufs sont souvent mis en cause, notamment toutes les préparations sans cuisson (mayonnaise, crème, mousse au chocolat, tiramisu.etc.). Attention au mythe de l'œuf frais : deux jours après la ponte, un œuf contaminé peut contenir jusqu'à un milliard de salmonelles par gramme de jaune. Ces bactéries se développent très vite entre 20 et 50°C. Au réfrigérateur, leur multiplication est stoppée. Poulets, dindons ou canards constituent aussi un grand réservoir de salmonelles. Seule solution : les faire cuire suffisamment pour détruire les bactéries.
Autre vedette des intoxications alimentaires : la listeria. Cette bactérie est sensible à la chaleur, elle résiste en revanche très bien au froid et peut ainsi se multiplier sans problème dans votre réfrigérateur. Elle peut contaminer toutes les catégories d'aliments (viandes, fromages, légumes, produits de la mer) et, contrairement aux idées reçues, même les fromages pasteurisés.
La meilleure prévention consiste à laver soigneusement les légumes crus et les herbes aromatiques, à bien cuire les aliments crus d'origine animale (viande, poisson, charcuterie crue telle que les lardons) et à ne pas consommer la croûte du fromage où se concentrent les bactéries. La listeria peut également contaminer des produits qui subissent une cuisson lors de leur fabrication ou de leur stockage. Ces produits présentent ainsi le même risque que les produits crus contaminés. D'après les enquêtes, il s'agit pour l'essentiel de charcuteries : rillettes, pâtés, produits en gelée... Sans être spécialiste en médecine ou en anatomie, Abdellah, le gérant de restaurant de Casablanca est catégorique «Nous n’avons jamais enregistré de plaintes concernant l’intoxication alimentaire de nos nombreux clients». Et d’ajouter «Nous traitons tous les aliments avec autant de soin nécessaires pour éviter des désagréments chez nos clients que nous considérons comme invités».

La sécurité alimentaire est devenue une priorité et l'affaire de tous. Les pouvoirs publics surveillent, inspectent, contrôlent et, si besoin, sanctionnent tout au long de la chaîne alimentaire. Les professionnels de l'agroalimentaire (agriculteurs, éleveurs, industriels, transporteurs, commerçants...) intensifient leurs efforts pour offrir des produits encore plus « sûrs ». Ils observent un ensemble de règles très strictes et font tout pour limiter les risques. Mais la sécurité alimentaire dépend aussi de son dernier maillon et non des moindres, qui finance toute la chaîne : le consommateur lui-même. Entre le moment où l'aliment est acheté et consommé, c'est une autre chaîne alimentaire qui va se constituer. Une chaîne alimentaire que le consommateur va devoir gérer seul. De petites erreurs suffisent parfois à transformer le meilleur des aliments en un véritable poison.

Hors texte :

Le rôle de pouvoirs publics

Tout le monde s’accorde que dans le domaine de l’hygiène alimentaire, le contrôle est défaillant. D’après Abdellah, le gérant de restaurant à Casablanca, «tant que les autorités concernées cèdent au pouvoir de l’argent, nous ne pouvons pas empêcher les différents commerçants de travailler anarchiquement sans aucun respect des règles d’hygiène les plus élémentaires». Et d’ajouter «Cela doit se faire d’abord à chaque ouverture d’un nouveau commerce : il faut imposer aux professionnels un règlement et des critères à respecter ». Abdellah renchèri « certaines personnes se permettent même de vendre de la nourriture sur le trottoir ; cette anarchie va cesser lorsqu’il y’aura des hommes incorruptibles, des hommes qui ne vendent pas leurs âmes et leurs consciences pour une poignée de dirhams». L’appel est donc lancé, et à bon entendeur Salut !